Voilà deux mots qui riment mais pourtant ils ne sont pas compatibles pour autant. Je reviens donc vers vous pour vous expliquer ce qu’il en est pour ma mobilité.
Ce maudit virus rend la vie compliquée à tous, et je ne vais pas me plaindre je suis en forme et j’ai pu rentrer en France 🇫🇷 sans problème. D’ailleurs, il n’a pas été aisé de prendre cette décision. En Belgique 🇧🇪, nous avons appris un ou deux jours avant la France que les cours seraient donnés à distance via différentes plateformes en ligne 💻 mais nous n’étions pas obligés de rentrer dans notre pays natal. Au début, je désirais rester en Belgique, j’avais plusieurs occupations, le confinement n’était pas encore annoncé, les magasins restaient ouverts en semaine, je me disais que j’aurais autant à faire à Bruxelles, qu’à Roanne chez mes parents. Mais plus les heures et les jours défilaient, plus la situation se concrétisait et n’annonçait qui vaille, j’avais peur que les frontières ferment, que je reste coincée en Belgique. On sentait bien que ça empirait donc ni une, ni deux, j’ai pris des billets le dimanche 15 mars pour rentrer en France le lundi 16 mars. J’ai eu assez peu de temps pour préparer ma valise 🧳, je suis donc revenue avec une grosse valise contenant l’essentiel de mes affaires d’hiver mais j’ai fait le choix de laisser une partie de mes biens à Bruxelles, sans savoir si c’était la bonne décision, de toutes façons je n’ai pas eu le temps de réfléchir bien longtemps. Avec du recul, j’aurais dû tout ramener. Bref, j’ai passé neuf heures chez moi, juste le temps de dormir, pour ensuite repartir chez mon frère dans le Sud de la France afin de passer le confinement, parce que oui, entre temps, il avait été annoncé pour la France.
Au début, on nous a informé que nos cours reprendraient normalement le 20 avril, c’est-à-dire après le « break » de Pâques 🐰 comme ils disent en Belgique ahah ! Au final, on devrait finalement finir le semestre en suivant des cours en ligne mais pour ce qui est des examens, on ne sait pas encore vraiment comment ça va se dérouler. Je vous expliquerai plus en détail, mon expérience avec les cours à distance et ce qui a été mis en place par l’IHECS pour faire face à cette situation exceptionnelle.
Cette situation un peu compliquée est arrivée au moment où je venais tout juste de me trouver un travail chez Leonidas en tant que vendeuse. J’ai toujours souhaité avoir une expérience dans la vente, et quoi de mieux que de vendre des chocolats 🍫 (pour la goulue que je suis) en Belgique ?! Bon, dans les faits, j’ai tout juste eu le temps de faire la formation requise de deux jours. Une chose est sure, ce n’est pas si évident de travailler dans une chocolaterie (en réalité, je pouvais travailler dans trois boutiques Leonidas différentes). L’une de ces boutiques se situe en face du Manneken-Pis et l’autre dans les Galeries Royales Saint-Hubert, comprenez donc lieux ultra touristiques. A savoir qu’une grosse partie de la clientèle est chinoise (en temps normal), évidemment quand j’ai réalisé ma formation, il y avait déjà beaucoup moins de touristes mais il fallait tout de même constamment parler en anglais, ce qui était pour moi l’occasion rêvée de m’améliorer. Pas de chance… retour en France, bye bye Florine et la chocolaterie.
J’avais espoir en rentrant en France que ça ne durerait qu’un mois maximum, que ma petite vie pourrait reprendre son cours habituel, que je retrouverai vite mon petit appartement cosy à Bruxelles… en parlant de l’appartement, le voilà à l’abandon, Julie, ma coloc est rentrée en même temps que moi. Pour moi l’impact majeur du COVID-19 sur ma mobilité est l’aspect financier… en effet, payer un loyer pas franchement donné chaque mois sans même avoir l’assurance de retourner y vivre quelques temps, c’est frustrant. Le bail se termine le 31 juillet, je devrais tout de même avoir le temps de retourner chercher mes affaires restantes (j’espère !)
Le but ultime de la mobilité en Erasmus pour moi était de découvrir un maximum de villes en Belgique et dans les pays aux alentours 🗺 mais c’était sans compter les complications liées au Coronavirus qui ont pointé le bout de leurs nez pile au moment où, avec quelques amies, on allait réserver notre voyage à Amsterdam 🚲. Par chance, nous avions encore rien réservé. Bye, bye Amsterdam, Berlin, Copenhague, etc. j’espère vous découvrir bientôt mais pour l’heure je reste sagement à la maison !
En résumé, je suis extrêmement frustrée par ma mobilité, j’ai l’impression de n’avoir rien fait, heureusement, j’ai beaucoup visité Bruxelles et les différents musées bien que je ne sois pas allée au Musée de la BD 📚 que je voulais absolument faire, ça sera pour une prochaine fois ! Et manque de chance, LE lieu que je voulais à tout prix voir de mes propres yeux (oui, parce que Google images c’est bien, mais quand même…) ouvre un mois dans l’année : de mi-avril à mi-mai… devinez qui devra se contenter de Google images pour le moment ?
Comme je suis gentille, je vous partage donc quelques photos des Serres Royales de Laeken.
© Bruno D’Alimonte
Forcément, cette pandémie a des impacts négatifs sur ma mobilité en Erasmus, je n’avais pas prévu de devoir rentrer en France si brusquement, mais au moins, ça m’aura permis d’améliorer ma capacité d’adaptation et de faire certaines des choses que je repousse au lendemain. Le côté positif, c’est que si je n’ai pas ma licence j’aurais au moins acquis un peu d’expérience en pâtisserie 🥞 (pour l’instant, je n’ai empoisonné personne), et j’aurais aussi passé plus de temps avec mon frère en un ou deux mois qu’au cours des dix dernières années.
Prenez soin de vous, restez chez vous et à tantôt ! 🙂





